On m’a souvent demandé comment j’ai transformé ma vie avec une maladie réputée imprévisible. Partager comment j’ai guéri de la maladie de Crohn, pour moi, signifie raconter comment j’ai atteint une rémission profonde et durable. Ce n’est pas une formule magique, mais une somme d’ajustements concrets, de soins médicaux, d’écoute du corps et de constance. Voici mon parcours, sans filtre, avec ce qui m’a réellement aidé au quotidien.
💡 À retenir
- Grâce à un suivi médical rigoureux, des ajustements alimentaires et une hygiène de vie stable, j’ai atteint une rémission durable et j’ai repris le contrôle de mon quotidien.
- Environ 200 000 personnes sont atteintes de la maladie de Crohn en France.
- L’alimentation peut jouer un rôle clé dans la gestion des symptômes.
- Les traitements naturels gagnent en popularité parmi les patients.
Mon expérience avec la maladie de Crohn
Au début, la maladie avançait masquée. Des douleurs abdominales que je mettais sur le compte du stress, une fatigue persistante dont je minimisais l’importance, et des périodes de transit perturbé qui finissaient par devenir la norme. Quand le diagnostic est tombé, j’ai ressenti à la fois un soulagement et une peur immense. Soulagement de pouvoir enfin nommer l’ennemi, appréhension face aux inconnues et aux traitements.
Je ne suis pas un cas isolé. Ils seraient environ 200 000 en France à vivre avec la maladie de Crohn, chaque histoire différente et pourtant traversée par les mêmes questions. J’ai rapidement compris que si j’ai parfois l’impression que j’ai guéri de la maladie de Crohn, la réalité est celle d’une rémission qui se cultive jour après jour, sans promesse universelle. Mon objectif était clair: retrouver de l’énergie, stabiliser mon transit, préserver ma vie sociale et professionnelle.
Début de la maladie
Les premiers signaux remontent à une période de surcharge de travail. Mon alimentation était irrégulière, je sautais des repas, je buvais trop de café. Les douleurs se concentraient dans le bas-ventre, accompagnées de diarrhées et de perte d’appétit. J’ai perdu du poids trop vite, et la fatigue est devenue écrasante. Les examens ont parlé: inflammation de l’iléon, marqueurs biologiques élevés, imagerie sans ambiguïté.
Le premier traitement m’a porté, mais c’est surtout l’alliance avec une diététicienne, un gastro-entérologue à l’écoute et quelques ajustements profonds dans mon mode de vie qui ont fait la différence. Ce n’était pas spectaculaire, plutôt une suite de petits choix cohérents répétés avec patience.
Symptômes rencontrés
Chez moi, les poussées s’annonçaient par des crampes à droite, une perte d’appétit et une grande sensibilité à certains aliments. L’alcool, les plats très épicés, les crudités en grande quantité et les produits ultra-transformés étaient souvent des déclencheurs. La peau se déshydratait plus vite, et la fatigue cognitive me coupait dans mon élan. J’ai appris à repérer ces signaux précoces pour agir avant que la poussée ne s’installe.
Avec le recul, savoir décrire précisément mes symptômes au médecin, tenir un carnet alimentaire et écouter les fluctuations du corps ont autant compté que la prescription. Cela a posé les bases du chemin qui m’a donné l’impression que j’ai guéri de la maladie de Crohn en stabilisant durablement mon quotidien.
Les clés de ma guérison
Le premier pilier a été le suivi médical. J’ai accepté l’idée qu’il me fallait du temps, des bilans réguliers et un traitement d’entretien adapté. Mes marqueurs d’inflammation comme la CRP et la calprotectine fécale ont guidé les ajustements. Par moments, un traitement plus fort a été nécessaire pour viser une rémission profonde, confirmée par les examens.
Le deuxième pilier, c’est l’hygiène de vie. J’ai réappris à manger calmement, à dormir suffisamment, à bouger un peu chaque jour et à gérer le stress de manière proactive. Au fil des mois, cette constance a consolidé l’impression que j’ai guéri de la maladie de Crohn, même si je sais que c’est une stabilité qu’il faut entretenir.
Changements alimentaires
Je ne crois pas à un régime unique. J’ai testé, mesuré, ajusté. Pendant les poussées, je passais en “faible résidu”: aliments doux pour l’intestin, fibres limitées, cuisson longue, textures lisses. En rémission, je réintroduisais progressivement, en surveillant la tolérance.
- Tenir un carnet alimentaire pendant 6 à 8 semaines: horaires, aliments, symptômes, niveau de stress. Cela m’a aidé à repérer mes déclencheurs.
- Privilégier des cuissons douces: vapeur, mijoté, four à basse température, compotes maison. Les légumes sont mieux tolérés épluchés et bien cuits.
- Miser sur des protéines digestes: œufs, poissons, tofu soyeux, volailles, yaourts si bien tolérés.
- Hydratation régulière: eau plate, bouillons maison, infusions non irritantes. Éviter les boissons gazeuses et l’alcool en phase sensible.
- Stratégie de réintroduction: 1 aliment nouveau à la fois, 3 jours d’observation, puis on passe au suivant.
Exemple de journées qui me réussissent en période à risque: petit-déjeuner crème de riz au lait végétal et banane bien mûre; déjeuner filet de colin, purée de carottes, huile d’olive; collation yaourt et compote; dîner soupe de légumes mixés et œuf poché. Je surveille mes apports en micronutriments, surtout vitamine B12, fer et vitamine D, avec avis médical et bilan sanguin avant supplémentation.
Conseil clé: ne pas confondre “naturel” avec “inoffensif”. Certaines plantes ou compléments peuvent irriter l’intestin ou interagir avec un traitement. J’ai toujours validé mes essais avec mon médecin ou ma diététicienne, et je n’ai jamais arrêté un traitement sans avis.
Rôle de l’ostéopathie
L’ostéopathie n’a pas “soigné” la maladie, mais elle m’a aidé à mieux vivre avec. Les séances axées sur la mobilité viscérale, la respiration et le relâchement des tensions abdominales ont réduit certaines douleurs et amélioré mon sommeil. J’en tirais surtout un apaisement global, utile pour baisser le niveau de stress qui, chez moi, nourrissait les poussées.
Combinée à des pratiques de respiration, à quelques postures douces et à des marches quotidiennes, elle a soutenu ma récupération. Quand je dis que j’ai guéri de la maladie de Crohn, je veux dire que j’ai construit une rémission avec plusieurs briques: médecine fondée sur les preuves, alimentation adaptée, gestion du stress, accompagnements complémentaires.
Conseils pratiques pour les patients

Si je repartais de zéro, je commencerais par clarifier mes objectifs avec l’équipe soignante: réduire la douleur, stabiliser le transit, retrouver de l’énergie et éviter les carences. Cela donne des repères concrets à chaque rendez-vous, au-delà du “ça va/ça ne va pas”. J’apporterais à chaque consultation mon suivi de symptômes, mon carnet alimentaire, mes questions prioritaires.
Ensuite, je bâtirais une routine douce mais solide. C’est elle qui m’a donné la sensation que j’ai guéri de la maladie de Crohn au quotidien, car elle a lissé les irrégularités et les coups de fatigue. Rien d’extrême, mais de la régularité.
- Sommeil: viser 7 à 9 h, heures de coucher stables, écran coupé 60 minutes avant.
- Mouvement: 20 à 30 minutes de marche, vélo doux ou yoga. Le but est la régularité, pas la performance.
- Repas: horaires fixes, mastication lente, assiettes simples et peu irritantes en phase sensible.
- Stress: respiration 4-6, méditation 10 minutes, journal de gratitude. Un petit rituel matin et soir.
- Médicaments: ne jamais modifier seul. Signaler tout nouvel effet, conserver une liste à jour de vos traitements et compléments.
Pour prévenir les rechutes, j’ai appris à agir à la première alerte: je simplifie l’alimentation pendant quelques jours, je priorise le repos, j’augmente l’hydratation, je contacte le médecin si les symptômes durent. Je prévois aussi des repas “filet de sécurité” au congélateur pour ne pas me retrouver à improviser quand je suis fatigué.
Je n’ai jamais trouvé utile de culpabiliser après un écart. Je note, je comprends, j’ajuste. La souplesse mentale m’a autant aidé que n’importe quel supplément. C’est cet état d’esprit qui m’a permis de dire, avec prudence et espoir, que j’ai guéri de la maladie de Crohn au sens d’une rémission stable.
Ressources utiles
Voici ce qui m’a été le plus utile dans la durée, sans lien direct ni publicité, juste des formats à explorer:
- Association de patients pour échanger des stratégies concrètes et rompre l’isolement.
- Applications de suivi des symptômes et de l’alimentation pour objectiver vos progrès.
- Guides pratiques sur les régimes pauvres en résidus et la réintroduction des aliments.
- Podcasts et livres sur la gestion du stress, la respiration et le sommeil réparateur.
- Check-lists de rendez-vous pour préparer vos questions et vos bilans sanguins.
Témoignages d’autres guérisons
Chaque parcours est unique, et c’est une force. Entendre d’autres voix m’a aidé à garder le cap. Ce ne sont pas des preuves scientifiques, mais des éclairages qui donnent des idées et du courage. Beaucoup parlent de rémission plutôt que de guérison absolue, et je trouve cette nuance honnête et aidante.
Quelques histoires qui m’ont marqué, avec des points communs: un suivi médical sérieux, une alimentation sur mesure, une gestion du stress et un environnement de soutien. À travers elles, j’ai renforcé la conviction qu’atteindre une stabilité durable est possible et que, pour certains, dire “j’ai guéri de la maladie de Crohn” signifie vivre libre de symptômes des mois, parfois des années.
- Paul, 29 ans: poussées sévères au départ. Association d’un traitement biologique, d’un régime pauvre en résidus pendant 3 mois, puis réintroduction progressive. Aujourd’hui activité physique 4 fois par semaine, CRP normale, vie professionnelle relancée.
- Leïla, 34 ans: fatigue intense, douleurs diffuses. Thérapie nutritionnelle encadrée, travail sur le sommeil, méditation quotidienne. L’ostéopathie l’a aidée à relâcher les tensions abdominales. Poussées rares depuis 18 mois.
- Jules, 41 ans: chirurgie nécessaire après sténose. Rééducation en douceur, diététique individualisée, soutien psychologique. Il maintient une rémission solide et a repris la randonnée, objectif de longue date.
Ces témoignages ne remplacent pas la médecine. Ils montrent qu’un cadre clair, de la patience et des ajustements fins peuvent transformer la trajectoire. C’est ce mélange qui m’a permis d’affirmer, pour ma propre histoire, que j’ai guéri de la maladie de Crohn au sens d’une rémission profonde et vécue au quotidien