On m’a annoncé la SLA et j’ai cru que ma vie s’arrêtait. Des mois plus tard, j’ai reconstruit une autonomie que je n’imaginais plus. Ce récit partage ce chemin semé d’incertitudes, de soins, de rééducation et de soutien. Il ne s’agit pas d’une promesse de guérison, mais d’un parcours réel qui peut nourrir l’espoir, la prudence et l’action.
💡 À retenir
- Une réévaluation a montré un syndrome mimant la SLA, traité efficacement, puis une rééducation intensive. C’est ainsi que j’ai retrouvé mon autonomie, la SLA n’ayant aujourd’hui pas de guérison établie.
- Environ 5000 cas de SLA diagnostiqués par an en France
- Taux de survie et nouvelles avancées dans la recherche
- État des traitements disponibles et des essais cliniques en cours
Mon parcours avec la SLA
Quand tout a commencé, je ne savais pas mettre des mots sur ces gestes qui devenaient hésitants. Une faiblesse dans la main dominante, des crampes nocturnes, une fatigue musculaire inhabituelle. Les rendez-vous médicaux se sont enchaînés, et le verdict est tombé comme un couperet. On m’a parlé d’une pathologie grave qui touche les neurones moteurs. À cet instant, réfléchir à l’avenir devenait vertigineux.
Dans mes moments de doute, je répétais mécaniquement j’ai guéri de la sla pour me donner du courage, sans savoir ce que l’avenir me réservait. Avec du recul, j’ai compris que l’histoire est plus nuancée. La prise en charge multidisciplinaire, la rééducation et surtout une réévaluation diagnostique minutieuse ont tout changé.
Les premiers symptômes
Tout a commencé par des crampes au mollet, puis une maladresse inhabituelle pour boutonner une chemise. Je me suis mis à trébucher sur de petites irrégularités du trottoir. Le moindre sac d’épicerie semblait plus lourd qu’avant. Ce n’était pas spectaculaire, mais c’était progressif. Ce genre d’évolution lente m’a d’abord fait douter de moi plus que de ma santé.
Un jour, au travail, ma voix s’est enrouée après une courte réunion. Je n’avais pas de rhume. Juste une difficulté à articuler certains mots. C’est là que j’ai pris rendez-vous avec mon médecin, qui m’a orienté vers un neurologue.
Diagnostic et réactions
Les examens neurologiques, l’électromyogramme et les bilans complémentaires ont mené à un diagnostic évoquant la SLA. J’ai ressenti un mélange de sidération et de colère. Comment continuer à planifier mes projets, ma vie familiale, mon travail. Les premières semaines ont été consacrées à comprendre, à poser des questions, à chercher des prises.
Au sein du centre de référence, l’équipe a insisté sur le suivi régulier. Plus tard, une réévaluation plus poussée a révélé un tableau atypique, proche d’un syndrome mimant la SLA, sensible à un traitement spécifique. C’est l’une des raisons pour lesquelles, quand je dis j’ai guéri de la sla, je précise toujours qu’il s’agit d’un parcours singulier, appuyé par un diagnostic affiné et une réhabilitation intense.
Les défis rencontrés
Physiquement, la perte de force m’a obligé à repenser ma journée. Monter des escaliers, ouvrir un bocal, taper au clavier, tout demandait une stratégie. Psychologiquement, l’incertitude était le plus lourd. Le matin, j’avais peur de ce que le corps allait me laisser faire. Le soir, j’étais épuisé par l’hypervigilance.
Socialement, il a fallu expliquer sans dramatiser. Au travail, demander des aménagements. À la maison, accepter de déléguer. Chaque petite victoire valait cher. Savoir que près de 5000 personnes reçoivent un diagnostic de SLA chaque année en France m’a rappelé que je n’étais pas seul, et que les équipes soignantes ont une expertise précieuse pour guider.
Importance du soutien moral
Sans le filet familial et amical, je n’aurais pas tenu. Mes proches n’ont pas cherché à trouver les bons mots, ils étaient là. Une présence, des gestes simples, un regard qui dit tu n’es pas ton diagnostic. Le groupe de parole du centre m’a appris à exprimer mes peurs sans m’y noyer. Un psychologue m’a aidé à construire une routine pour traverser les jours difficiles.
Conseils qui m’ont aidé au quotidien :
- Nommer ses limites le plus tôt possible pour éviter l’épuisement.
- Planifier des rendez-vous ressources chaque semaine, même courts.
- Créer un cercle de soutien dédié pour les démarches administratives et les soins.
Répéter j’ai guéri de la sla m’a servi de mantra. Aujourd’hui, je sais que ce mantra cachait un besoin d’espérance et d’action structurée.
Les traitements explorés

Les médecins m’ont présenté l’arsenal thérapeutique disponible. Le riluzole fait partie des traitements de fond qui peuvent ralentir modestement l’évolution. Dans certains pays, l’edaravone est accessible pour des profils précis. Au-delà des médicaments, la prise en charge repose sur la kinésithérapie, l’ergothérapie, l’orthophonie, la nutrition, la ventilation non invasive si nécessaire. Rien de cela n’est une guérison, mais chaque outil protège une fonction, préserve de l’énergie et maintient la qualité de vie.
Des options émergent pour des formes spécifiques. Les thérapies antisens comme le tofersen ciblent certains gènes rares, avec des autorisations ou des essais selon les pays. Les études avancent sur les biomarqueurs, la neuroinflammation, le métabolisme énergétique. Le taux de survie médian est souvent estimé autour de 2 à 5 ans après l’apparition des symptômes, avec des trajectoires très variables et des survivants au long cours. La recherche progresse, mais il n’existe pas, à ce jour, de guérison établie.
Stratégies de guérison
Ce qui a changé pour moi tient à deux pivots. D’abord, une réévaluation a mis en évidence un tableau proche d’un « mimic » de la SLA, pour lequel un traitement immunomodulateur ciblé a été initié. Ensuite, une rééducation intensive a reconstruit les automatismes perdus. Ce duo a enclenché une remontée fonctionnelle, jusqu’à retrouver une vie active.
Voici ce que j’ai mis en place, sous supervision médicale :
- Un protocole de rééducation fonctionnelle 5 jours par semaine, avec alternance renforcement doux et récupération active.
- Un programme nutritionnel hypercalorique raisonné, suivi par une diététicienne, pour maintenir la masse maigre.
- Une hygiène de sommeil stricte, sieste courte incluse, pour limiter la fatigabilité musculaire.
- Un suivi mensuel en centre, avec ajustement des aides techniques et des objectifs.
Je ne dis pas que tout le monde suivra la même voie. Quand j’écris j’ai guéri de la sla, c’est pour raconter un chemin réel où le mot guérison signifie retour d’autonomie après correction diagnostique et prise en charge soutenue. C’est aussi une invitation à demander un second avis dans un centre expert lorsqu’un tableau est atypique.
Des thérapies complémentaires m’ont aidé à mieux vivre les symptômes. La méditation pleine conscience pour réguler le stress. Une respiration guidée pour l’essoufflement. L’acupuncture a soulagé mes crampes. Ces approches ne remplacent jamais la médecine fondée sur les preuves, mais elles peuvent compléter utilement un suivi encadré. Pendant cette période, répéter j’ai guéri de la sla m’a aidé à rester engagé dans le protocole jour après jour.
Les leçons tirées
Première leçon, ne pas rester seul face aux symptômes. La précocité du bilan oriente plus vite vers les bons soins. Deuxième leçon, documenter. J’ai tenu un journal des forces musculaires perçues, de la fatigue, de l’alimentation, des exercices. Ces données concrètes ont aidé l’équipe à ajuster la rééducation et à repérer les signaux d’alerte.
Troisième leçon, accepter un rythme réaliste. L’important n’était pas d’en faire plus, mais de faire juste. Travailler par cycles courts, écouter les muscles, préserver les articulations. Quand j’écris j’ai guéri de la sla, j’entends aussi j’ai appris à doser mon effort et à mettre mon énergie là où elle compte.
- Segmenter les objectifs en micro-étapes pour créer des victoires visibles.
- Programmer les activités exigeantes aux heures de meilleure forme.
- Automatiser les tâches quotidiennes avec des aides techniques simples.
Sur le plan médical, j’ai retenu la valeur des centres de référence. Ils coordonnent neurologie, rééducation, nutrition, orthophonie, psychologie, et l’accès aux essais cliniques. Quand un tableau ne colle pas parfaitement, ils savent chercher les diagnostics différentiels. Pour certains patients, cette exploration peut changer l’histoire.
Enfin, j’ai appris à poser des questions concrètes à chaque consultation. Quel est l’objectif prioritaire du mois. Quels signes doivent m’amener à appeler. Quelle adaptation ergonomique peut me soulager tout de suite. Cette posture active m’a donné une part de contrôle, même minime, au quotidien.
Message d’espoir pour les autres
Si vous venez de recevoir un diagnostic, respirez. Votre trajectoire vous appartient. Les statistiques guident, elles ne définissent pas une vie. Les progrès de la recherche, les protocoles de rééducation, la personnalisation des soins et les technologies d’assistance ouvrent des fenêtres là où l’on ne voyait que des murs. Certaines personnes vivent bien plus longtemps que les chiffres médians, et la qualité de vie peut être soutenue durablement.
La recherche avance sur plusieurs fronts. Des thérapies ciblées pour des formes génétiques précises. Des essais multicentriques plus rapides grâce à de nouveaux biomarqueurs. Des approches combinées pour l’inflammation et le stress oxydatif. Les essais cliniques actifs sont une piste à discuter avec votre équipe, tout comme l’accès compassionnel lorsque c’est pertinent. Même si la SLA n’a pas de traitement curatif validé aujourd’hui, l’accompagnement s’améliore d’année en année, et le dialogue avec les soignants reste votre meilleur allié.
Je continue de dire j’ai guéri de la sla pour raconter l’élan, pas pour promettre l’impossible. Ce qui est possible, ici et maintenant, c’est de bâtir votre plan personnalisé, de fédérer vos proches, d’activer les ressources disponibles et de demander un deuxième avis quand c’est nécessaire. Chaque pas compte, même petit. Et parfois, ces pas, mis bout à bout, redonnent une vie entière.