« Par ailleurs, les traditions observent qu’il est dangereux de détruire le système de valeurs de quelqu’un qui n’est pas mûr pour s’en créer un autre.
Il n’est pas aisé de se bien comporter si on supprime le jugement dernier, l’opposition tranchées entre le bien et le mal.
Il est parfois effrayant de lézarder la bonne conscience de son ego pour entrevoir ses ténèbres intérieures. Il est difficile de ne pas idolâtrer son Maître. »
De la troisième ligne du mandala
Bien sûr, S.Pérenne n’évoque pas le tarot au travers de ses lignes. La sagesse de son propos a trait au cheminement du néophyte, de l’apprenti, en route vers l’initiation ou la maîtrise.
Je ne peux toutefois m’empêcher d’établir un lien avec la troisième ligne du tarot.
Le passage de 15/Diable à 16/Maison est celui où le système de valeurs du Cherchant se voit le plus troublé.
L’enchaînement 18/Lune et 19/Soleil dilue la différence entre le bien et le mal.
L’ego de 15/Diable a volé en éclats, une fois 21/Monde atteint.
Le diablotin attaché à son gourou, maître à penser, animateur de séminaire, influenceur sur la toile ou autre a dû s’émanciper en 16/, apprendre à penser par lui-même en 17/Etoile, se sentir isolé, seul, dans le doute au coeur de 18/, avant se réconcilier avec lui-même (et la terre entière en passant – pour le même prix) en 19/, avant d’enfin savoir ce qu’il est venu faire ici (20/) pour découvrir (et on aboutir) à un moment de plénitude et accomplissement.
Mais pour cela, « on » a attendu que le pérégrinant soit mûr. Première phrase de la citation. Essentiel. D’où le rôle primordial de 15/diable qui incite à ne pas brûler les étapes. D’ailleurs, le flambeau dans sa main droite le rappelle : être prêt. Avant de.